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Dans quelques semaines, un supermarché cent pour cent bio ouvrira ses portes à la Rotonde 2

Matthieu Beaumont sera le gérant du magasin bio qui doit ouvrir d'ici un mois à la Rotonde2.

|  ON EN PARLE |

Le bruit commence à courir dans Béthune. Surtout chez ceux déjà convertis. Pour les autres, ce sera une découverte et l'occasion de goûter à une nouvelle façon de consommer : un magasin bio va ouvrir ses portes à la Rotonde 2 d'ici un mois, dans les locaux de l'ancien Espace A4. Son enseigne : « Un autre chemin ».

 

PAR ISABELLE MASTIN

bethune@info-artois.fr

Le choix du nom ne doit rien au hasard. « Il y a 5 ans, mes parents avaient l'idée du magasin en tête et ont trouvé le nom sur le chemin de Compostelle. » Celui qui parle, c'est Matthieu Beaumont, le futur gérant du magasin béthunois.

Ses parents, c'est à Coudekerque-Branche qu'ils ont ouvert le premier magasin bio du Dunkerquois, voici trois ans. « Ils étaient très sensibilisés au bio à cause d'un problème de santé. Du jour au lendemain, ils ont changé leur mode de vie du tout au tout, et avec mon frère nous avons suivi. » Le papa travaillait déjà dans la grande distribution, créer un magasin pour aller au bout de ses convictions lui a semblé tout...

naturel.

En trois ans, le bouche-à-oreille a fait se développer l'activité sur la côte et Matthieu escompte bien reproduire le même schéma à Béthune. Il a déjà emménagé en ville avec son épouse qui, à peu près à l'époque de l'ouverture du magasin, lui offrira un autre bébé, de chair celui-ci. Diplômé d'une école de commerce, il s'apprête à prendre les commandes fort aussi de son expérience personnelle du bio. « Nous avons vécu trois ans et demi en Espagne et nous avons eu envie de revenir dans la région nous impliquer dans le projet. »

Acheter en réseau

Matthieu s'est appuyé sur une étude de marché personnelle pour décider que c'est à Béthune que s'installerait le second magasin « Un autre chemin ». « Il y a une bonne zone de chalandise, en gros l'arrondissement de Béthune. » Une densité urbaine attractive aussi, et pas de véritable concurrence. À proximité immédiate : le Carré des Halles, le rayon bio d'Auchan... Pas le même créneau. « Il faut comparer ce qui est comparable. » Lui travaillera comme ses parents avec le réseau « Bio Monde Solidarité, une coopérative qui nous permet d'obtenir des prix négociés et de rendre le bio accessible à tous ». Quelque 130 enseignes y sont affiliées. Pas de crainte qu'en achetant de gros stocks on nuise à la fraîcheur des produits ? Non, dit-il, d'autant moins avec deux magasins. « Nous achèterons ensemble et nous nous répartirons les produits. » Pas d'hégémonie de la coopérative : « Je peux aussi travailler avec des producteurs bio locaux.

 » Il fait le tour du secteur, en quête de trois ou quatre avec lesquels s'entendre.

Le bio est désormais plus qu'une mode : c'est devenu un art de vivre, permanent ou occasionnel. Scandales alimentaires, Grenelle, pub... Tout joue. À Coudekerque, les futurs parents côtoient les « puristes de la première heure » ou les « accidentés de la vie » soucieux de leur santé. Pas de raison qu'il en soit autrement à Béthune. Sur 300 m² de surface commerciale louée et avec 250 000 E d'investissement, Matthieu Beaumont promet « de 5 à 6 000 références pour 300 marques ». La chambre de commerce l'a aidé à trouver cet espace « à la sortie de Béthune et sur un axe passant ». Le bâtiment est sain, peu de gros travaux seront nécessaires. Avec son père, il en est à nettoyer la façade.

L'aménagement intérieur aura un air de famille avec le premier-né des magasins : « Des meubles en bois, une implantation similaire des produits... et des personnes pour conseiller, dont un naturopathe. » Trois personnes ont été recrutées localement. Outre les fruits et les légumes, on trouvera en rayons « de l'épicerie, des cosmétiques, du pain, des produits pour bébés, pour les végétariens et les intolérants, des compléments alimentaires, des écoproduits et un beau rayon vrac. » Pour limiter le suremballage, dans un esprit de développement durable, et satisfaire ceux qui n'ont besoin de pâtes, de riz, de fruits secs... que le temps d'une recette. •

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